Communiqué du Président de la FEDEM sur la crise économique liée au Covid-19

Le Président de la FEDEM communique sur l’impact pour les entreprises de la crise économique liée au Covid-19 et sur les mesures indispensables pour pérenniser le modèle économique et social monégasque.

Philippe ORTELLI : « Notre économie ne doit pas se mettre à l’arrêt »

Pour le Président de la Fédération des Entreprises Monégasques, il faut que tout soit fait bien sûr pour venir en aide aux entreprises, aux très petites et aux moyennes entreprises directement impactées par la crise économique liée au Covid-19.

Philippe ORTELLI et la FEDEM ont toute confiance dans les institutions monégasques, Gouvernement comme Conseil National, pour mettre en place les meilleures solutions pour les salariés concernés par des mesures de chômage partiel ou total, et pour permettre aux trésoreries des entreprises de passer le cap de ce début de mois.

« Bien sûr, l’important, c’est la santé avant tout. Mais ne prenons pas des dispositions trop radicales en oubliant qu’il va falloir relancer la machine économique à plein régime à la fin de cette crise, pour se remettre rapidement de ce choc social et financier. Il y a des secteurs clés pour notre modèle économique et pour notre collecte de TVA, le bâtiment en fait partie. Si je comprends l’arrêt temporaire de certains chantiers durant la période de confinement, je pense qu’il faut revendiquer les chantiers restant actifs comme des points symboliques et stratégiques pour la relance économique et commerçante de Monaco. Ce secteur du bâtiment est un secteur qui pourrait voir encore plus de faillites en cascades si tout est mis à zéro. Les mesures d’hygiène et de distance doivent être irréprochables.

La FEDEM soutient toutes les mesures d’accompagnement en cours de déploiement par l’Etat monégasque. Elle demande à faire évoluer encore le droit social de la Principauté pour tenir compte de ce genre de période inédite, en tirant les leçons de cet épisode douloureux pour les salariés et les chefs d’entreprises.

Notre attention doit se concentrer en urgence sur les filières qui sont particulièrement touchées comme le commerce, l’évènementiel, mais aussi certains secteurs de l’industrie, de la restauration et de l’hôtellerie. Nous demandons de vraies aides publiques directes, au-delà des mesures favorisant les garanties bancaires de la part de l’Etat.

Notre économie tourne aujourd’hui au minimum. Il faut relancer tout ce qui peut l’être ! Le rebond n’en sera que plus facile. Il s’agit aujourd’hui de regarder devant et de se donner les moyens d’une relance économique performante et généralisée à tous les secteurs de notre activité, pour la sauvegarde d’un modèle économique et social qui a déjà fait ses preuves et qui va continuer de le faire. »